10 février 2015

En 2014, la facture d’importation de produits pharmaceutiques s’est élevée à 2, 6 milliards de dollars, a rappelé le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop), Abdelwahid Kerrar, lors d’une conférence de presse aujourd’hui à Alger.

Le président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop) le Dr Abdelwahid Kerrar, a affirmé dimanche à Alger que le niveau de consommation de médicaments en Algérie atteindra 5,7 milliards de dollars à l’horizon 2018.

Le niveau de consommation des médicaments en Algérie est appelé à augmenter d’année en année pour atteindre 5,7 milliards de dollars à l’horizon 2018, a indiqué le responsable dans une conférence de presse organisée pour soulever les problèmes de l’industrie pharmaceutique nationale.

Dr Kerrar qui s’est appuyé sur des données de l’institut américain des statistiques a estimé qu’il s’agissait d’une situation ” normale”, invitant les médias à analyser le marché national du médicament en termes de production et d’importation plutôt que de se contenter de relayer les chiffres du centre national des statistiques relevant des douanes qui présente une facture englobant tous les aspects liés à ce domaine.

Pour lui, la hausse de la facture d’importation des médicaments est due à plusieurs facteurs notamment la croissance démographique, l’augmentation de l’espérance de vie et les variations de la situation épidémiologique de la société algérienne.

Il a rappelé que la facture d’importation avait atteint 2,3 milliards de dollars en 2013, la part de la pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) représentant 402 milliards de dollars dont 60% pour l’acquisition de médicaments anticancéreux.

En 2014, la facture s’élevait à 2, 6 milliards avec 752 millions pour la PCH, a-t-il ajouté. Il a relevé une baisse de5 % de la facture d’importation de médicaments grâce au développement de l’industrie nationale qui, selon les données du ministère de l’Industrie, a enregistré une croissance de 17 % en 2014.

Le secrétaire général de l’UNOP, Nabil Mellah a pour sa part évoqué les problèmes que rencontre le secteur depuis une dizaine d’années liées notamment à la bureaucratie.

Il a également regretté que les opérateurs de la pharmacie n’aient pas été associés au conseil ministériel dédié au secteur. Le ministère de la santé reçoit des représentants de certains laboratoires étrangers implantés en Algérie alors que les opérateurs nationaux ne sont reçus qu’après un parcours du combattant, a-t-il également déploré.

En outre a-t-il dit, la tutelle ne reçoit que deux dossiers relatifs aux médicaments soumettant les opérateurs à une longue attente et à une perte substantielle.

C’est d’après lui, sans parler de la problématique d’enregistrement du médicament soumis pourtant à un prix de référence.

6 février 2015

ALGER – L’industrie pharmaceutique nationale a connu, ces dernières années, un engouement “exceptionnel” en matière d’investissements, avec pas moins de 151 unités de production en phase de construction, en plus des 80 déjà opérationnelles, a indiqué le président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP), Abdelouahed Kerrar.

“Notre filière a connu ces dernières années un engouement exceptionnel en matière d’investissements, puisque ce ne sont pas moins de 151 unités de production nouvelles qui sont actuellement en phase de construction, en plus des 80 déjà opérationnelles”, a affirmé M. Kerrar dans un entretiens à l’APS.

Il a relevé, toutefois, le fait que les autorités compétentes “n’aient pas pris la mesure des efforts d’organisation qui leur incombent pour canaliser, orienter et encadrer efficacement tous ces investissements anciens et nouveaux et pour leur permettre de prospérer et de servir au mieux l’économie du pays”.

Le président de l’UNOP a cité, à ce propos, comme exemple, le système d’enregistrement, “qui, a-t-il dit, ploie déjà sous la charge, aujourd’hui même, risque à coup sûr de constituer un goulot d’étranglement au cours des prochaines années, si des mesures radicales de remise en ordre ne sont pas prises”.

“Il en va de même du contrôle de la qualité, du système des prix et de tous les autres aspects touchant à l’encadrement d’une filière en pleine croissance”, a-t-il ajouté, rappelant que “le détail des dysfonctionnements et des propositions pour les corriger a été maintes fois communiqué par l’UNOP”.

Pour M. Kerrar, le cadre réglementaire “qui peine déjà à suivre et à répondre aux besoins des producteurs déjà en place, a besoin (aussi) d’une mise à niveau sérieuse et conséquente, pour être à la hauteur des attentes des nouveaux arrivants”.

Il a mis l’accent, à cet égard, sur deux aspects “majeurs”, précisant que le premier est lié à la “contrainte que représente la rareté actuelle sur  le marché des personnels techniques destinés à la production pharmaceutique.

Il a estimé que le “bon fonctionnement de toutes les unités nouvelles commande une planification sérieuse des besoins massifs en formation de techniciens hautement spécialisés”, estimant que “cela suppose une adaptation profonde de notre appareil d’éducation-formation en liaison directe avec la profession”.

La seconde contrainte majeure est, quant à elle, liée à “l’écoulement des produits appelés à être mis à l’avenir sur le marché”, signalant que “malgré de fortes perspectives de croissance”, le marché national “va se révéler de plus en plus étroit face au surplus de capacités installées”.

Il a jugé, à ce propos, qu'”un effort sans précédent devra être consenti en vue de trouver de nouveaux marchés et cela commande la définition urgente d’une stratégie nationale impliquant aussi bien les opérateurs nationaux que les services compétents de l’Etat algérien”.

“Une action en direction des marchés africains, à titre d’exemple, nous semble particulièrement souhaitable”, a-t-il indiqué, exprimant de la “disposition” de l’UNOP à s’engager dans toute initiative en ce sens.

Il a, par ailleurs, appelé les administrations à se “moderniser rapidement” et à “anticiper” la nouvelle donne qui s’annonce, afin d’éviter tout désordre ou préjudice pour “un grand nombre d’investisseurs courageux qui ont pris le risque de se lancer sur un marché difficile”, a-t-il dit.

— La politique nationale du secteur à contribué à la baisse des prix des médicaments–

Le développement de la production nationale a “largement” favorisé l’extension du marché du générique en Algérie, et ce en conformité avec les orientations des pouvoirs publics, a-t-il noté.

“Cette politique a, en conséquence, largement contribué à faire baisser, d’une manière globale, les prix du médicament dans notre pays”, a-t-il relevé. Pour le président de l’UNOP, “cela n’est pas toujours perceptible par les citoyens, en particulier tous ceux dont le pouvoir d’achat reste encore très faible”. “Mais, en comparaison avec tous les pays voisins, a-t-il fait remarquer, les prix de nos produits sont parmi les plus bas”.

Il a souligné, en outre, que le remboursement sur la base du tarif de  référence mis au point par le ministère en charge des caisses nationales de sécurité sociale, “n’aurait pas été possible sans la démarche concurrentielle impulsée grâce à une offre conséquente de produits compétitifs fabriqués localement”.

“Nous sommes fiers, à l’UNOP, d’avoir contribué à implanter ce système dans notre pays” a-t-il dit, ajoutant que “maintenant, en tant qu’entrepreneurs, nous restons particulièrement mobilisés sur les volets liés à la qualité et aux bonnes pratiques de fabrication de nos produits”.

Il a expliqué que ce volet qualité “revêt une dimension majeure qui se décline à travers des efforts de formation continue des personnels et à travers l’observance des standards internationaux les plus exigeants”.

Pour M. Kerrar, le secteur pharmaceutique est un secteur “extrêmement complexe” qui fait appel à des efforts “continus en termes d’innovation, de recherche et de développement de produits de plus en plus efficaces”.

“C’est un marché qui reste dominé en amont par de grandes multinationales des pays développés et de quelques grands pays émergents”, a-t-il fait savoir.

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6 février 2015

C’est une filière à part dans l’univers malade de l’industrie algérienne. De tous points de vue, elle ne répond pas aux canons habituels de gestion de notre économie. La filière de production du médicament est bien l’une des rares où le secteur de l’informel n’a pas pris pied.C’est sans doute la seule qui fait l’objet d’un contrôle strict de la part des autorités publiques : les prix y sont étroitement encadrés, à la production, à l’importation et dans la distribution.Avant d’entrer en activité, toute unité de production ou de distribution fait l’objet d’un contrôle préalable. Il en va de même de tout nouveau produit mis en marché, dont la qualité et les conditions de fabrication sont vérifiées au niveau même des ateliers d’entreprise.

La traçabilité de tous les produits mis en marché est effectivement assurée d’un bout à l’autre du circuit de distribution. La filière du médicament est également la seule où le principe, consacré pourtant dans une loi de finances complémentaire publiée en 1990 et consistant à lier ouverture commerciale et obligation d’investir, a été effectivement appliqué.

Et, le plus remarquable, c’est que cette filière, malgré qu’elle se plaigne comme toutes les autres d’étouffer sous la bureaucratie, se développe bel et bien. Si l’on en croit une étude réalisée pour le compte du ministère de l’Industrie par deux universitaires algériens (Bouklia & Benabdallah – Etude sur la promotion et la valorisation de la production industrielle, 2013), elle aura connu une croissance moyenne annuelle de 17% au cours de la période 2006-2012. C’est même l’une des très rares à avoir gagné des parts de marché par rapport à des importations qui ont pourtant doublé au cours de la même période. Les dernières statistiques officielles communiquées par le ministère de la santé illustrent bien cette évolution puisque la part de marché de la production locale est passée de 12% en 2004 à 41% en 2013.

Le secret de cette réussite ? Quelques mesures simples comme ce tarif de référence développé par les responsables de la sécurité sociale qui, s’appuyant sur des produits concurrentiels fabriqués localement, permet d’aligner les conditions de remboursement du médicament sur le prix du produit local, généralement un générique moins coûteux. Comme cet avantage économique de 20% concédé aux pharmaciens d’officine pour les inciter à distribuer des génériques moins chers, et compenser ce faisant leur perte de chiffre d’affaires. Surtout, il y a cette mesure prise en 2008 par le gouvernement Ouyahia interdisant d’importer tout produit fabriqué localement.

De pseudo-experts avaient pourtant décrété que cette mesure ne serait pas compatible avec l’entrée future dans l’OMC ? Pas de problème, avait affirmé l’Ambassadeur Tran, invité en 2007 en Algérie à l’occasion d’un colloque international organisé par l’UNOP, la dynamique organisation professionnelle des fabricants pharmaceutiques nationaux.

Paul Tran, cette immense personnalité du système commercial multilatéral, ambassadeur de l’Union européenne auprès du GATT pendant dix sept (17) ans, et à ce titre un des créateurs de l’OMC, avait expliqué publiquement, à Alger, devant quatre ministres interloqués du gouvernement de l’époque, que le pays n’avait aucune obligation vis-à-vis des règles de l’OMC, tant qu’il n’en était pas officiellement membre. Autrement dit, il faut continuer à négocier l’accession sans donner des gages au préalable.

Il sera toujours temps de se conformer aux règles une fois le compromis de la négociation finalisé. Les autorités algériennes, pour une fois, avaient été bien inspirés de suivre son conseil.

 

Mais, très curieusement, au bénéfice du seul médicament. Peut-être qu’aujourd’hui, avec une balance des paiements déficitaire, le moment est-il venu de pour l’Algérie de se réveiller de son très long sommeil et de songer à protéger, comme tout un chacun, la valeur ajoutée locale.

Lors d’un important séminaire tenu en novembre dernier, les fabricants regroupés au sein de l’UNOP commencent maintenant à s’interroger sur les voies et moyens de pérenniser ce succès collectif. Ayant contribué largement à des baisses importantes du prix du médicament, en favorisant l’alignement des prix à l’importation sur ceux du générique national, ils souhaiteraient maintenant une pause face à cette spirale à la baisse qui commence à éroder sérieusement leurs marges.

Pourquoi, observent-ils à juste titre, le prix du médicament importé, fixé par le ministère de la Santé, est-il libellé en devises, se protégeant ainsi contre les aléas du risque de change ? Au moment où la crise des comptes extérieurs frappe à nos portes, la remarque vaut son pesant de paracétamol.Surtout, ils sollicitent une coordination plus étroite entre les administrations de la santé et du travail pour faire en sorte que la décision qui fixe le prix d’un produit, fixe en même temps les conditions de son remboursement. Aujourd’hui, le délai entre les deux décisions varie entre six mois et trois années.

Un délai fortement pénalisant pour le producteur local qui immobilise pendant ce temps-là un appareil de production coûteux. Et, dans le même sillage, ils estiment que le prix du médicament ne devrait pas être la seule variable d’ajustement face à la menace grandissante du déséquilibre des caisses de sécurité sociale : la lutte contre l’informel, la taxation des activités polluantes et génératrices de maladies, la taxation des tabacs, etc., sont autant de sources de financement potentielles aujourd’hui négligées.

Enfin, il faut croire qu’un succès, si relatif soit-il, peut quelquefois amener à changer les perspectives. Ce séminaire de l’UNOP a été l’occasion d’apprendre, de la bouche d’une autorité officielle, que 151 nouvelles unités de fabrication de médicaments sont actuellement en cours de réalisation. C’est impressionnant. Cela quadruple les capacités de production actuellement disponibles et qui restent, pour beaucoup, déjà sous utilisées. C’est le même syndrome, en plus grave encore, que celui des surcapacités d’investissement en minoteries, au cours des années 1990.

Pour éviter des drames économiques annoncés, il serait temps de songer à des débouchés à l’export. A ce jour, plus de 90% des balances commerciales bilatérales de notre pays sont déficitaires.Et puis, la crise pétrolière aidant, il faut commencer à se dire que la diplomatie, c’est aussi de la profondeur économique.Pour qui se préoccupe de l’avenir industriel du pays, ou de l’avenir tout court, voila un chantier des plus urgents à ouvrir.

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6 février 2015

L’objectif fixé par le ministère de la Santé de produire d’ici la fin de l’année en cours 70% de la consommation nationale semble difficile à atteindre, affirment à L’Éconews des producteurs nationaux, rencontrés à l’occasion de la 9ème édition du Salon international de la pharmacie et de la parapharmacie (SIPHAL) qui se tient actuellement au palais des expositions des Pins maritimes (Alger).

 

La production des médicaments en Algérie est confrontée à plusieurs entraves liées à des dysfonctionnements qui engendrent parfois des pénuries. Les différents problèmes que rencontrent les producteurs sont liés à des contraintes bureaucratiques, désorganisation du réseau de distribution.

Le directeur des ventes du groupe KPMA, spécialisé dans la production pharmaceutique, Salim Fadla pointe de doigt « la mauvaise gestion et la faillite de la tutelle dans le redressement du secteur ».  Selon lui, rien que pour obtenir l’enregistrement d’un produit au niveau du ministère de la santé, il faut attendre entre une à deux années. Une attente, explique-t-il, qui peut compromettre la compétitivité du produit, compte tenu de la rude concurrence qui existe sur ce marché.

Les producteurs sont également confrontés à des obstacles pour l’importation de la matière première. Selon M. Fadla l’importation des composants nécessaires à la production des médicaments et des produits pharmaceutiques « est soumise à un contrôle très strict au niveau des Douanes, et de surcroit les procédures de dédouanement nous font prendre beaucoup de temps ».

Les mêmes dysfonctionnements ont été également signalés par la représentante commerciale des laboratoires «Pharmamagreb». Il a largement évoqué la lourdeur des procédures bureaucratiques et les retards qui en découlent qui, selon lui, peuvent fortement compromettre la réalisation de 70% des besoins nationaux en médicaments d’ici à la fin de l’année en cours. Pis encore, devant les dysfonctionnements et les entraves que connaît le secteur, notre interlocuteur est allé jusqu’à douter des statistiques officielles de la production locale du générique.

Par contre, le chef de produit des laboratoires «4A Santé», s’est montré très optimiste quant au développement des capacités nationales. « Nous avons le potentiel et les moyens de couvrir 70% des besoins en médicaments », s’est-il enorgueilli.

Il est a signalé que malgré le nombre important de laboratoires présents en Algérie, la valeur des importations des produits pharmaceutiques est estimée à plus de 2,27 milliards de dollars durant les onze mois de 2014, contre 1,98 milliard de dollars durant la même période de 2013, soit une hausse de 14,66%.

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22 janvier 2015

EL-OUED- près de 400 praticiens prennent part aux cinquièmes journées médicochirurgicales d’El-oued, qui ont débuté jeudi à la maison de la “Mohamed Lamine Lamoudi”.

Quelque 200 médecins généralistes et autant de praticiens spécialistes, dont 25 ayant le rang de professeur venus de différents hospitalo-universitaires du pays, animent cette manifestation scientifique destinée à un échange d’expériences et de connaissances concernant diverses questions médicochirurgicales.

Ces journées, qui entrent dans le cadre de la formation des praticiens, comportent deux aspects, l’un théoriques à travers des conférences et exposés, et l’autre pratique portant sur des interventions chirurgicales sur des cas de malades, du diagnostic à l’exécution du geste chirurgical, selon les organisateurs.

Au programme pratique, sont prévues seize interventions chirurgicales sur des patients démunis, devant permettre la pose de prothèses du genou et du fémur à quatre malades, et des interventions par endoscopie à douze autres présentant des cas d’hernies diaphragmatiques.

Le volet académique prévoit la présentation par de professeurs de 25 conférences sur les nouveautés en matière de recherches médicales et les domaines de leurs utilisations, médicale et chirurgicale, concernant des pathologies telles que le diabète, les neuropathologies, la pédiatrie, la médecine légale et les maladies contagieuses.

Trois ateliers spécialisés seront également animés, lors de ces journées médicochirurgicales, sur des thèmes médicaux liés à l’organisation des grossesses, l’asthme chez l’enfant et les effets négatifs de l’allaitement artificiel, ont signalé les organisateurs.

Une exposition, à laquelle prendront part 22 laboratoires pharmaceutiques, est mise sur pied en marge de ces 5èmes journées médicochirurgicales initiées, par l’association locale des praticiens privés, à la maison de la Culture “Mohamed Lamine Lamoudi” pour le volet académique et à l’hôpital “Benamar Djillani” pour le volet pratique.

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22 janvier 2015

ALGER – Une commission mixte regroupant des représentants du ministère de la Santé et ceux du Forum des chefs d’entreprises (FCE) sera créée pour examiner les moyens de faciliter l’investissement dans l’industrie pharmaceutique, a indiqué mercredi à Alger le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf.

Cette commission doit se réunir mensuellement pour recenser les problèmes et les contraintes rencontrés par les investisseurs, la finalité étant d’encourager la production nationale, a expliqué le ministre à l’issue d’une rencontre avec le président du FCE Ali Haddad.

Il a rappelé à cette occasion la décision de son département ministériel d’interdire l’importation des médicaments fabriqués localement en quantités suffisantes.

Cette décision vise à réduire la facture des importations de médicaments, qui avait atteint 2,27 milliards de dollars durant les 11 premiers mois de 2014, en hausse de 14,64% par rapport à la même période de 2013.

Elle tend également à encourager la production nationale dans la perspective de couvrir 70% des besoins du marché national à l’horizon 2017.

Par ailleurs, le président du FCE a mis l’accent sur la nécessité de “prioriser, encourager et aussi améliorer la qualité du produit national pour diversifier l’économie nationale et réduire la facture d’importation de biens et services”.

Il estime que l’administration est actuellement déterminée à relancer l’entreprise nationale publique ou privée et à soutenir le produit local en affirmant la nécessité de créer des partenariats entre le secteur public et privé pour bâtir une industrie forte.

La rencontre regroupant le ministère de la Santé et le FCE est la 4ème du genre après celle tenue entre cette organisation patronale et les ministères du Commerce et de l’Habitat et le Conseil de la nation.

Des rencontres avec d’autres départements sont prévues. Leurs résultats seront soumis au Premier ministre fin janvier, selon le FCE.

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22 janvier 2015

“Pour lutter contre la surfacturation en matière d’importation de médicaments, par exemple, le gouvernement encourage la production nationale”, a déclaré dans ce sens M. Sellal.

“Des instructions ont été données au groupe pharmaceutique Saidal à l’effet d’augmenter la production de médicaments”, a ajouté le Premier ministre qui a également évoqué un appel d’offres international, lancé par la société Sonelgaz pour l’acquisition d’équipements et de consommables, qui a été annulé car les produits concernés étaient fabriqués par des usines algériennes.

Pour le Premier ministre ces mesures s’inscrivent dans une nouvelle vision définie par le gouvernement au profit de l’économie nationale à travers la maîtrise des dépenses publiques, l’encouragement de la production locale et des investissements étrangers.

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22 janvier 2015

ORAN- Le président de la section ordinale régionale des pharmaciens de l’Ouest, a estimé, samedi, à Oran, que les pharmaciens “doivent être des auxiliaires de la santé et pas seulement des gérants d’officines”.

“La SORP oeuvre pour que le pharmacien d’officine ne soit pas seulement un simple revendeur de médicament mais un auxiliaire de la santé qui peut orienter un malade, venu mesurer son taux de glycémie ou son hypertension vers une structure spécialisée”, a déclaré, à l’APS, le président de cette section, le Dr. Chakib Berrezoug.

Le même responsable a ajouté, en marge de la 3ème journée scientifique, mise sur pied à Oran, que sa section “oeuvre à assurer une formation continue et à longueur d’année, aux pharmaciens qu’ils exercent au niveau des officines, ou des hôpitaux ou dans les créneaux de la production ou de la distribution”.

“Le rôle du pharmacien est en train de se développer et sa responsabilité devient de plus en plus grande et le challenge de la SORP est de devenir un partenaire social spécifique incontournable”.

Les participants à ces journées, venus d’Oran, Mostaganem et Mascara, ont débattu de plusieurs thèmes retenus par un comité scientifique de la Section.

Il s’agit de l’assurance qualité industrie pharmaceutique, l’assurance qualité biologique médicale, la HTA et risque cardio-vasculaire, le traitement du diabète de type 2, l’impact des résistances bactériennes aux antibiotiques et enfin les médicaments psychotropes.

Parallèlement aux communications, une vingtaine de fabricants de médicaments, de laboratoires, d’assureurs et une banque étrangère ont pris part à une exposition de produits et services offerts.

22 janvier 2015

ILLIZI – Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a affirmé, vendredi dans la wilaya d’Illizi, que 42% des acquisitions de médicaments auprès de la pharmacie centrale des hôpitaux sont destinés à la prise en charge de la pathologie du cancer.

S’exprimant lors de la visite de l’établissement public de santé de proximité d’In-Amenas (240 km au nord d’Illizi), le ministre a mis en avant les efforts colossaux déployés pour la lutte anti-cancer et ayant permis, a-t-il dit, de surmonter “totalement” la problématique et la pression sur le traitement par chimiothérapie à l’échelle nationale.

M. Boudiaf a fait état, dans le même cadre, de l’élaboration d’un plan global de lutte anti-cancer s’étalant sur la période 2015-2019.

Concernant la wilaya d’Illizi, le ministre a annoncé l’introduction de nouvelles spécialités médicales à la réception de l’hôpital 60 lits d’In-Amenas, qui viendra s’ajouter à l’hôpital existant actuellement, dans le but de renforcer et d’améliorer les prestations de santé offertes dans la région.

Il a également instruit les parties concernées afin d’établir une fiche technique des équipements médicaux non disponibles présentement au niveau de cette structure et qui seront, a-t-il dit, pris en charge prochainement.

Il a également mis l’accent sur la nécessité de veiller à la formation continue des praticiens, signalant, à ce propos, que son département ministériel œuvrait actuellement à l’élaboration d’une stratégie dans ce domaine, à travers la conclusion d’une convention avec l’Institut national de la productivité et du développement industrie (INPED).

L’objectif, a-t-il expliqué, étant de permettre aux cadres du secteur de se mettre au diapason des nouveautés, aussi bien en matière de prise en charge des malades que de la gestion des structures de santé.

Après avoir annoncé l’élévation, dans les prochains jours, des polycliniques de Bordj Omar Idriss et Bordj El-Haouès, au rang d’établissements de proximité de santé publique et leur dotation en lots de médicaments, M.Boudiaf a fait part aussi de l’affectation à l’hôpital de Bordj Omar Idriss d’équipements destinés à la prise en charge des insuffisants rénaux.

Lors de l’inspection du chantier d’un hôpital de 60 lits à In-Amenas, une présentation a été faite à la délégation ministérielle sur le projet, actuellement à 40% d’avancement de ses travaux, et réalisé au titre du programme de développement des régions du Sud de 2008 pour un investissement de 1,5 milliard DA.

Le projet de réhabilitation d’une aile de l’établissement public de santé de proximité d’In-Amenas a été l’autre point de visite du ministre de la Santé qui y a écouté une présentation sur l’évolution de ce chantier concernant la réalisation de 20 logements de fonction pour un coût de 130 millions DA ainsi que d’un pavillon d’admission et d’une pharmacie pour 110 millions DA. Il a, sur site, insisté sur l’accélération du rythme de réalisation.

Dans la daïra de Djanet (420 km au Sud d’Illizi), Abdelmalek Boudiaf s’est rendu à l’établissement public de santé de proximité de ‘‘Tin Khatema’’ dont il a visité différents pavillons et où des explications lui ont été données sur son fonctionnement, avant d’appeler à la poursuite des efforts pour assurer une couverture sanitaire globale de la région.

Il a, par la suite, inspecté un projet de structure de santé regroupant un service des urgences et une unité d’hémodialyse, réalisée pour un cout de 110 millions DA et actuellement en phase de réalisation des aménagements extérieurs.

A l’établissement public hospitalier ‘‘Ifri’’, dont il a visité les structures, le ministre a annoncé l’affectation prochaine de 59 praticiens spécialistes pour renforcer l’encadrement des structures de santé à travers la wilaya d’Illizi, ainsi que l’inscription prochaine de nouveaux quotas de logements de fonction destinés à contribuer à la stabilité du personnel d’encadrement médical.

Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière poursuivra samedi sa visite de travail par l’inspection au chef-lieu de wilaya d’Illizi de projets et structures relevant de son département, ainsi que par la tenue d’une séance de travail avec les cadres de son secteur.

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22 janvier 2015

ALGER – Le Premier ministre Abdelamalek Sellal a affirmé mercredi que le gouvernement maintiendra la réalisation des projets de développement socio-économique, notamment ceux relatifs aux infrastructures de base (logement, santé, éducation, électricité, eau, gaz…) en dépit de la baisse des recettes en devises”.

“L’Etat maintiendra la réalisation des différents projets liés aux secteurs de l’Habitat, de la Formation, de l’Education ainsi que de l’électricité et de l’eau” a déclaré le Premier ministre qui était l’invité de l’émission “Hiwar Essaa” (Débat de l’heure) de la Télévision algérienne rappelant la distribution, en 2014, de près de 320.000 logements.

“L’Etat algérien maintiendra le pouvoir d’achat du citoyen et consacrera la souveraineté de ses décisions économiques”, a souligné M. Sellal ajoutant que l’Etat “ne compte pas revenir sur les principes sociaux, notamment la règle des 49/51”. Il a mis également en avant l’importance de rationaliser les dépenses publiques.

“L’Etat encouragera les investissements qui nous aideront à nous mettre à l’abri de la dépendance aux hydrocarbures et à édifier une économie forte à la hauteur des aspirations de nos citoyens”, a encore soutenu M. Sellal.

Il a fait savoir également que le gouvernement “continuera à soutenir l’emploi des jeunes et que sa politique ne changera pas, en dépit de la chute des prix du pétrole sur le marché mondial”, ajoutant que “le gouvernement continuera à encourager les jeunes à créer leurs propres entreprises”.

Il a relevé à ce propos que les crédits accordés à cette catégorie en 2014 ont augmenté de 51% par rapport à 2013.

Il a rassuré en outre que “le gel des recrutements ne concernera pas les secteurs stratégiques comme la santé, l’éducation et l’enseignement supérieur, précisant que la réalisation des projets relatifs à ces secteurs inscrits au titre du prochain plan quinquennal sera maintenue”.

Le gouvernement a anticipé, depuis l’été dernier, sur la chute des prix du pétrole en prenant des mesures préventives pour faire face à cette éventualité, a expliqué M. Sellal précisant que l’Algérie a tiré les enseignements de la crise de 1986.

Il a révélé que le budget de l’Etat et les dépenses publiques ont été arrêtées sur la base d’un prix référentiel à 60 dollars le baril.

Le Premier ministre a relevé dans ce sens, que “grâce à la bonne gouvernance du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, les réserves de change permettront à l’Algérie de poursuivre son développement socio-économique pour les trois ou quatre prochaines années”.

Il a rappelé que l’Algérie, après avoir remboursé sa dette extérieure, “se positionne, aujourd’hui, en force sur les marchés mondiaux”.

Concernant l’exploitation du gaz de schiste dans le sud du pays, M. Sellal a affirmé que cette question “n’est pas à l’ordre du jour du Gouvernement, il s’agit seulement d’études à même d’élucider les techniques utilisées dans ce domaine”.

Après avoir souligné la nécessité pour le groupe Sonatrach d’acquérir l’expertise requise en la matière, le Premier ministre a indiqué que “le Gouvernement a fixé, sur instruction du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, des délais pour les études allant jusqu’à 2022 à même de mieux cerner le sujet et connaître les réserves souterraines en gaz de schiste”.

“La politique suivie actuellement par le Gouvernement pour le développement de la production énergétique nationale est basée sur les investissements en énergies renouvelables, l’éventuelle exploitation du gaz de schiste étant laissée aux générations futures le cas échéant”, a poursuivi le Premier ministre.

Dans ce contexte, M. Sellal a réaffirmé son attachement et celui du président Bouteflika au développement des régions sud du pays et à la préservation de l’écosystème à travers l’encouragement des investissements hors hydrocarbures.

Le Premier ministre a soutenu qu'”il est inconcevable d’entamer l’exploitation du gaz de schiste sans autorisations qui passent par le Conseil des ministres et un tel projet n’est pas à l’ordre du jour”.

“Nous n’avons, jusqu’à l’heure, accordé aucune autorisation pour l’exploitation du gaz de schiste et nous ne comptons pas le faire à court terme”, a poursuivi le Premier ministre, pour rassurer les populations du sud du pays, ajoutant que “l’actuel programme énergétique (en hydrocarbures conventionnels) se poursuivra jusqu’en 2030”.

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